• Ici je vais retrouver mes états d'âmes, Le passé, Le présent et j'imaginerai sans doute Le Futur.........On dit pourtant que le passé n'a pas d'avenir Quelques un de mes poèmes animeront ce journal intime, je suis bien trop pudique pour les laisser lire au premier venu.

    votre commentaire
  • 30/04/06

    Ce n'est pas en enfermant son voisin qu'on se convainc de son propre bon sens.
    [ Fiodor Dostoïevski ]


    votre commentaire
  • EXPOSITION CEZANNE ET PISSARRO 1865-1885 MUSEE D'ORSAY
    Cézanne ouvre-toi


    L'exposition qui se tient jusqu'au 28 mai est conçue comme un dialogue entre les oeuvres de deux artistes à l'époque où ils peignirent ensemble en région parisienne.

    Dotée de quelque soixante peintures et oeuvres graphiques, l'exposition s'ouvre sur deux autoportraits datant de la même époque, vers 1873. Cézanne et Pissarro se connaissent déjà depuis plus de dix ans - ils se sont rencontrés en 1861, dans l'atelier du peintre suisse -, mais Pissarro (1830-1903) est l'aîné des deux peintres (Cézanne naîtra en 1839, neuf ans plus tard).


    Une exposition chronologique

    Il y a parfois des doutes à entretenir lorsque l'on assiste à ce type d'exposition qui, voulant absolument montrer des parentés plastiques entre deux oeuvres, risque, par naïveté ou excès de démagogie, de confondre deux artistes en assimilant leurs oeuvres.

    Or, Pissarro n'est pas Cézanne. Les deux artistes n'ont en effet pas exercé la même influence au XXe siècle. Cézanne est un peintre beaucoup plus individualiste que Pissarro, qui restera fidèle aux impressionnistes. Il s'est retiré en 1885 en Provence où il se détachera de l'impressionnisme, exhortant son ami Pissarro à venir le rejoindre, chose que celui-ci ne fera jamais. Les natures mortes des années 1870, sont là pour l'attester. On ne nie pas que Pissarro a incontestablement influencé sur la palette de Cézanne, en l'éclaircissant notamment, au début, mais comment comparer les natures mortes de Pissarro à celles de Cézanne ? Et comment mettre Pissarro sur le même piédestal que Cézanne ? Ce qu'il y a de révolutionnaire dans la peinture de Cézanne, qu'il n'y a pas chez Pissarro, c'est cette fameuse perspective faussée, cette multiplication de points de vue réunis en un seul, une vue frontale d'une coupe de fruits étrangement vue du dessus, chose impossible du point de vue selon lequel le peintre se situe. C'est le cas de 'Le Plat de pommes', 1874, 'Nature morte à la soupière', 1874, qui figurent dans cette exposition. Cette vision qui confond volontairement tous les points de vue en un seul, est un élément fondamental dans les apports et les influences qu'elle a eu sur l'art du XXe siècle. Mais l'influence de Cézanne ne s'arrête pas là.

    Une exposition malgré tout surprenante

    Il y a tout de même de belles surprises dans cette exposition, mais là encore elles viennent de Cézanne. Dans la construction extrême de ses tableaux. Dans 'Le Quartier du four, Auvers-sur-Oise', 1874, derrière l'aspect pittoresque de la ville, il y a ces maisons, construites en petits carrés légèrement asymétriques. Là encore, c'est un élément, dans la peinture de Cézanne, à replacer dans la vision qu'ont pu en avoir les cubistes, notamment. Il y a ce magnifique tableau, surtout, qui clôt l'exposition, 'Sous-bois', 1894, que Cézanne a peint à la fin de sa vie et qui est encore plus beau que 'Pins et rochers', 1897. Il faut imaginer la solitude de Cézanne et tout le chemin qu'il a parcouru pour aboutir à une peinture aussi éclatante, aussi colorée, inattendue. Si Cézanne se replie sur lui-même, à partir de 1885, c'est pour mener à bien ses propres recherches picturales. Or, ces recherches passent par un détachement du monde et du courant impressionniste (il le fera après 1877, date de sa dernière exposition avec les impressionnistes). C'est un profond individualiste qui connaît sa valeur : "Je sais qu'il [Pissarro] a bonne opinion de moi, qui ai très bonne opinion de moi-même…" (lettre à sa mère, 26 septembre 1874). Il sent que sa peinture doit passer par un détachement des courants impressionniste, pointilliste, pour chercher, dans une recherche personnelle et solitaire, les motifs éclatants de sa peinture, son aboutissement, sa révélation.


    Cézanne, un peintre d'Histoire

    Est-ce à dire que Cézanne a voulu positionner sa peinture dans le champ de l'histoire de l'art, conscient des révolutions qu'il y apportait ? Oui, dans la même mesure où Monet introduira dans l'histoire de l'art l'idée de la série avec ses meules de foin. Cézanne, lui, a modifié la perception, faussant légèrement la perspective dans ses tableaux. Mais là encore, le problème se pose de rapprocher ces deux peintres, malgré l'amitié et les liens qui les unissait. On pourrait dire, grossièrement, que l'un est peintre d'Histoire et l'autre peintre de genre. Ou que Pissarro n'est jamais allé aussi loin dans ces recherches que Cézanne. Conçue sous l'égide de Joachim Pissarro, l'arrière-petit-fils du peintre et actuel conservateur du Museum of Modern Art de New York (MOMA), l'exposition a en tout cas une tendance à confondre les deux artistes, et même à faire des rapprochements un peu malhonnêtes entre les deux. Certains tableaux peuvent être vus ensemble (c'est le cas de 'Le Pont de Maincy, près de Melun', 1879-1880, de Cézanne à côté de 'Les Coteaux du Chou, Pontoise', 1882, de Pissarro) mais même là, l'oeuvre de Cézanne ne souffre pas de comparaison avec celle de Pissarro, tellement elle semble plus moderne. Les contours du pont, cernés de noir, renforcent, affirment la composition et les couleurs chez Cézanne.

    Chez Pissarro, la nature paraît beaucoup plus pittoresque, la vision datée. Et puis, il y a la lumière chez Cézanne, qui illumine ses tableaux. C'est le cas de 'Nature morte à la bouilloire', 1869, somptueuse composition où un drap et des oeufs, au centre, sont peints avec un blanc éclatant, une couche épaisse et une lumière presque irradiante. La composition, déjà très contrastée avec le blanc du drap et le noir de l'ombre portée, est renforcée par un trait noir, épais, qui vient cerner les objets, affirmer les verts, les gris, et radicaliser le dessin. Chez Pissarro, on ne retrouve jamais ces éléments de modernité. Ni dans la lumière, ni dans le cerné des objets. Du coup, l'exposition comme la comparaison entre les deux artistes paraissent un peu vaines.
    Boris Daireaux - avril 2006

    Pour tout vous dire

    J'aurai beaucoup de plaisir à visiter cette exposition le 27 mai prochain accompagnée de ma petite Fleur des Alpilles, mon amie très chère,

    J'en ferai le commentaire dans les jours qui suivent, je me régale d'avance, j'adore Cézanne

    Dommage pour ceux qui aiment ces deux artistes habités de tant de couleur et d'esthétique, qui n'ont pas eu la chance de parcourrir les salles du musée D'Orsay, je peux juste dire que j'en suis encore émerveillée 


    votre commentaire

  • Voir la galerie

    votre commentaire