• 10 décembre
    1902
    Assouan
    Inauguration du barrage d'Assouan sur le Nil, en Haute-Egypte. Il est large de 2 km, génère un lac artificiel de 300 km de long et sa capacité de retenue est de 5,3 milliards de mètres cubes d'eau. Il permet de juguler la crue du Nil et de réguler son débit sur l'année. Cependant, avec Assouan, l'Egypte affirme sa mainmise sur les ressources en eau du Nil, quand celui-ci traverse dix pays. La dotation en eau de chacun d'entre eux est loin d'être réglée et la construction de barrages en amont de celui d'Assouan, toujours possible, bouleverserait la donne.


    10 décembre
    1962
    Bonne nuit les petits
    A 20h30, une petite troupe de marionnettes, créée par Claude Laydu, vient souhaiter une bonne nuit aux tout-petits. L'ours, son maître Ulysse, Petit Louis et Mirabelle, les deux héros frère et soeur, deviennent en 1963 Nounours, le Marchand de sable, Nicolas et Pimprenelle.

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  • 9 décembre
    1793
    Le premier journal
    Noah Webster imprime le premier journal périodique de New York. Aussi connu pour avoir publié le fameux dictionnaire éponyme de langue anglaise, M. Webster invente un genre encore peu répandu : un périodique d'informations générales.

     

    9 décembre
    1905
    Séparation de l'Eglise et de l'Etat
    Par la loi de 1905, la République française ne reconnaît ni ne finance aucun culte. L’inventaire des biens des églises devient obligatoire. Mais ce qui aurait pu n'être qu’une formalité évoque trop pour certains l’épisode révolutionnaire de la confiscation des biens du clergé. Une levée de boucliers de la France catholique oblige Clémenceau à surseoir aux inventaires. Il est vrai que cette loi prolonge un travail de sape visant à restreindre - voire à éliminer - les congrégations religieuses de l’enseignement. Inconvénient moderne de cette loi : l’Etat français ne reconnaissant aucun culte n’a pas les outils nécessaires pour distinguer religions et sectes.


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  • 8 décembre
    1854

    Vierge Marie
    La bulle "Ineffabilis Deus" prononcée par le pape Pie IX proclame le dogme de l'"immaculée conception" de Marie. Cela signifie, non pas que la vierge était vierge, croyance faussement répandue, mais qu'elle avait été épargnée de la part de péché originel qui touchait chaque homme depuis Adam et Eve. Le XIXe siècle, longtemps perçu comme une époque de déchristianisation en Europe, est en réalité bien plus complexe en matière religieuse. Il est marqué par l'affirmation de la Vierge qui fait d'ailleurs en France un certain nombre d'apparitions. On a souvent fait l'amalgame entre le recul de la pratique et celui du sentiment religieux. Ce sont pourtant deux critères bien distincts.

     

    8 décembre
    1838
    La mort tabou
    Un arrêté municipal à Marseille impose que les cercueils soient clos pour leur transport aux églises et aux cimetières. Ceci afin de ne pas "blesser les sentiments de la population". Le rapport à la mort est en train de changer en Occident. Après la dissimulation des corps, on escamotera les veillées funèbres. Bientôt les scènes de douleurs excessives seront jugées déplacées. La mort en Occident perd de son naturel et bascule insensiblement dans le domaine des tabous.


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  • 7 décembre
    -43
    Cicéron assassiné
    Le sénateur romain, Marcus Tullius Cicero, dit "Cicéron", est égorgé par les hommes du nouveau représentant du pouvoir romain, Marc-Antoine, frère du futur Augustus et amant de Cléopâtre. Sa tête et ses mains furent exposées sur la tribune. Homme politique romain né en -106, il fut un grand orateur, un brillant avocat et a rédigé des traités de philosophie morale. Une centaine d'orateurs furent assassinés au même titre que Cicéron pour éradiquer tous types de rebellions fomentées contre César.
    7 décembre
    1912
    Reine de beauté
    Des archéologues allemands découvrent en Egypte un buste en calcaire polychrome d'une étonnante perfection. Il s'agit de celui de Néfertiti, reine d'Egypte et femme du pharaon Aménophis IV Akhenaton, qui vécut vers 1360 avant J.-C. Cette sculpture tranche avec les réalisations précédentes. Elle est remarquable de réalisme. On n'est plus dans la représentation de la femme ou de la fonction, mais de la personne.

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  • Les deux amis

    Il était une fois deux amis sincères. L'un avait épousé une très belle jeune fille, l'autre avait eu moins de chance car sa femme était laide.
    Un jour de grand marché, ce dernier vint inviter son camarade.
    "Mon cher ami, lui dit-il, j'aimerais que nous allions ensemble au village." L'autre déclina l'invitation en prétendant qu'il était trop fatigué pour sortir. "Dans ce cas, j'aimerais que ton épouse te remplace. Qu'elle mette son plus beau pagne, ses perles et ses bracelets d'argent ! Nous irons ensemble au marché." Le mari appela sa femme et lui demanda de se parer pour accompagner son ami.
    Les deux jeunes passèrent toute la journée au marché. Le soir, l'homme invita l'épouse de son ami à le suivre chez lui. Elle accepta et ce n'est que trois jours plus tard qu'ils revinrent chez l'époux. Celui-ci ne fit aucune observation à propos de l'absence de sa jeune femme. Par contre, tout le village jasait. "Comment ? Est-ce possible ? Avec l'épouse de son meilleur ami ?... Vous dites qu'ils échangent leurs femmes ? Ah vraiment ! Des amis que l'on disait si sincères..." Les calomnies et les ragots fusaient de toutes parts, colportés de-ci et de-là par les "munafika" et les gens médisants et sournois.
    Le mari avait tout entendu. Excédé par ces critiques, il résolut de mettre son ami à l'épreuve. La chose serait aisée. Il suffisait de commander une douzaine de flèches empoisonnées, et... c'est ce qu'il fit. Au petit matin, il prit son arc et son carquois. Il arriva peu après devant le "yiri" de son ami. Ayant été tiré de son sommeil par les appels, ce dernier sortit enveloppé dans sa couverture et vint s'assoir sur un banc. Son ami se tenait à trois pas. Il déclara qu'il était venu essayer ses flèches empoisonnées. L'autre comprit immédiatement.
    Il adressa cette prière à Wênde :"Mon Dieu, vous savez bien que je n'ai pas trahi mon ami. S'il en était autrement, faites que je sois puni !" et, se tournant vers son camarade, il déclara simplement: "Je suis prêt !" L'homme banda son arc. Les deux premières flèches partirent obliquement et virent se ficher dans le banc. Les deux suivantes firent de même. A la troisième tentative, l'arc se rompit. Alors les deux amis se serrèrent la main.
    "J'attendais ta visite, es-tu satisfait ?
    - Oui, j'ai voulu éprouver notre amitié !
    - Moi aussi je voulais savoir si j'étais capable de passer trois jours en compagnie de l'épouse de mon ami sans le trahir. Maintenant, nous savons que nous sommes de vrais amis !"

    L'amitié a besoin de telles épreuves pour croître et se renforcer.
    C'est pourquoi les massi disent volontiers que l'amitié sincère repose sur la confiance dans les paroles et dans les actes.

    Ce conte a été conté par mon grand-père dans notre village il y a dix ans aujourd'hui que je te le conte pour le plaisir d'amitié, car en Afrique, surout dans les villages africains, chaque soir quand la lune éclaircit le village, les vieux racontent des contes aux enfants qui les entourent pour écouter.
    Explication des mots : Munafica = espion, Wênde = Dieu, Yiri = domicile (yiri, c'est en langue mooré /la langue la plus parlée au Burkina-Faso)..


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