• N’est-il pas prétentieux de prétendre aimer quelqu’un quand on ne s’aime pas soi ?      

     

    De l’importance de s’aimer (soi) (merci Tom pour ce texte)

    Parmi les nombreuses personnes que la vie nous amène à cotoyer, il y a toujours, a des degrés divers, celles qui nous attirent et celles qui nous "repoussent". Celles qui nous attirent sont celles dont on recherche spontanément la compagnie.

    L’explication de cette attraction est aussi simple que sa pratique est difficile. Les personnes qui nous attirent sont celles qui s’aiment.

    Soyons trivial...

    Je sais lasser mes chaussures, je peux donc lasser les tiennes. Je sais me brosser les dents, je peux donc t’expliquer comment se brosser les dents Je parle anglais, je peux donc t’apprendre l’anglais Je vois ce nuage, je peux donc te voir .... Je m’aime, je peux donc t’aimer

    Cela ressemble assez peu à de la philosophie et pourtant c’est une des bases de l’amour. Il faut s’aimer pour prétendre aimer l’autre.

    Se respecter, un pré-requis

    L’amour est un don et il est difficile d’en parler tant il reste à découvrir. Mais sur le chemin de l’amour il y a le respect. Le respect c’est l’étoile du berger de celui qui cherche l’amour. S’il perd cette étoile de vue, il n’est pas sur la bonne voie. La personne qui s’aime se respecte, la personne qui se respecte est sur la voie de l’amour...

    Se respecter c’est au commencement s’accepter tel que l’on est y compris dans ses travers. La perfection n’existe pas et les apparences de la perfection n’inspirent qu’admiration et jalousie, deux sentiments totalement étrangers à l’amour.

    Se respecter, c’est aussi prêter attention à un tas de détails pas si insignifiants qu’on voudrait se le faire croire. On peut édifier pour l’occasion une petite trinité personnelle "corps, apparence, esprit".

     Corps : On respecte son corps au travers de l’attention que l’on porte à notre alimentation, notre exercice physique, notre hygiène.
     Apparence : On respecte son apparence au travers de l’attention que l’on porte à nos habits et à l’expression de notre personnalité.
     Esprit : On respecte son esprit au travers de la discipline et des nourritures que l’on lui soumet.

    Cela peut paraître austère mais ça ne l’est pas. Il y a beaucoup plus de plaisir et beaucoup moins de culpabilité à pratiquer certains excès lorsque globalement on vit dans le respect de soi et donc des autres. Tout le bénéfice est là, lorsque le respect de soi est une pratique naturelle, le respect des autres le devient et sans l’avoir recherché on est devenu attirant pour les autres.

    S’aimer un objectif...

    Si nous en faisons l’effort et si l’on est en paix, nous pouvons ressentir l’extraordinaire réserve d’amour qui est en nous et que nous n’osons pas libérer.

    Utilisons une petite partie de cette réserve pour entretenir notre paix intérieure et nous éveiller progressivement à l’amour. Plus nous nous aimerons et plus nous inspirerons l’amour.

    "S’aimer soi-même, c’est le début d’une histoire d’amour qui va durer toute la vie". Oscar Wilde.

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  • SERMENT D’HIPPOCRATE

    Serment d’Hippocrate proposé par l’Ordre national des Médecins

    Révision 1996

    "Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs. Je ferai tout pour soulager les souffrance. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité. Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque."

    La version originale

    La traduction de Emile Littré :

    (Oeuvres complètes d’Hippocrate, traduction nouvelle avec le texte grec en regard -J.B. Baillère - Paris 1844)

    "Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l’engagement suivants : Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir, et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s’ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai par des préceptes, des leçons orales et du reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître, et aux disciplines liés par un engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté. Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s’en occupent. Dans quelques maisons que j’entre, j’y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves. Quoi que je voie ou entende dans la société pendant l’exercice ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais parmi les hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire !"


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  • 1492
    le 17 avril
    Le seigneur des chimères

    Les Capitulations de Santa Fe octroyées par les rois catholiques accordent à l'amiral Colomb un véritable droit seigneurial sur ses futures découvertes. C'est, somme toute, assez malin de payer avec ce que l'on ne possède pas encore et qui n'existe peut-être pas. Cette pratique a déjà été utilisée au cours des croisades.


    1907
    le 17 avril
    Tournez manège

    A la place de la Concorde à Paris est mis en place le premier sens giratoire. La réglementation amorce une révolution de la circulation sous la poussée de l'automobile. La capitale française s'inscrit comme le centre mondial de ce nouveau moyen de locomotion ; pour preuve c'est encore là que sont définies les premières signalisations routières. Reste à comprendre pourquoi il a fallu l'émergence de l'automobile pour réguler la circulation alors qu'encombrements et accidents étaient déjà choses courantes. La vitesse sans doute...

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  • 1917
    le 16 avril
    In memoriam Chemin des Dames

    Le 16 avril 1917, les Français lancent une grande offensive sur le Chemin des Dames, près de Soissons. L'échec est consommé en 24 heures malgré l'engagement des premiers chars d'assaut français (une quarantaine). Au Chemin des Dames, 29.000 soldats sont morts pour rien, la désillusion est immense chez les poilus. Ils ne supportent plus les sacrifices inutiles et les mensonges de l'état-major. Des centaines de mutineries éclatent çà et là.

    1921
    le 16 avril
    Vachement bon !

    Léon Bel, fromager, invente un fromage fondant et dépose le nom : 'La Vache qui rit'. L'image est inspirée d'un dessin de Benjamin Rabier qui servait d'enseigne à "l'autobus de ravitaillement en viande fraîche" pendant la guerre de 1914-1918. Très souvent imitée mais jamais égalée, la célèbre vache rouge et hilare s'adaptera néanmoins à toutes les modes, traversant le temps sans que son sourire ne prenne une seule ride !

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  • Expériences

    Le visage
    L'abîme

    Quelques expériences pour entraîner votre imagination et pénétrer le monde fascinant des miroirs.

    Le visage

    Vous êtes en train de lire ces lignes, faites une pause pour prendre conscience de votre visage, vos yeux, votre bouche, votre nez, vos joues...

    Essayez de les deviner sans vous aider de l’image que vous vous êtes fait de vous-même grâce ou à cause des miroirs. Ressentez-vous à quel point vous seriez plus vierge si vous n’aviez jamais contemplé votre visage devant un miroir ?

    Mais il est trop tard...

    L’abîme

    Si vous placez deux miroirs l’un en face de l’autre, vous créez dans l’espace entre les deux miroirs un abîme, un gouffre infini où rien ne se passe qui ne soit reflété sans fin. Une plume qui vient à passer dans cet espace est reflétée par chacun des miroirs et chaque miroir reflète ce reflet et ce reflet de reflet est à son tour reflété...

    C’est presque angoissant...


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