• MAGIE ET SORCELLERIE

    Nous avons vu que les apôtres puis les premiers évêques avaient le pouvoir de guérir mais que ces derniers, fussent-ils les plus instruits, étaient de grands superstitieux. D’autre part, pendant des siècles, la médecine " officielle " cantonnée dans les villes, releva davantage de la magie que de la science. Ainsi chacun prétendait soulager et guérir par des moyens le plus souvent inexplicables ou que l’on ne tenait pas à expliquer que ce fût le miracle ou la magie.

    Entre la religion et la science - tout au moins ce qu’elle représentait alors - s’appuyant sur l’une et sur l’autre, dans chaque communauté même les plus isolées, des hommes et surtout des femmes étaient les détenteurs d’un savoir magique qui permettait d’affronter, de déjouer ou de neutraliser sinon de vaincre toutes ces forces surnaturelles qui pesaient quotidiennement sur une population aux conditions de vie très précaires.

    LA MYTHOLOGIE POPULAIRE

    Tout comme les civilisations grecque et romaine qui restent parmi les plus évoluées. nos ancêtres occitans. dont la leur rayonna sur l’Europe médiévale, eurent leur mythologie héritée du fond des âges, en marge du christianisme sur lequel elle empiétait d’ailleurs souvent. Aujourd’hui. par le truchement. de la photo et de l’audiovisuel nous recevons des images toutes faites ce qui a rendu notre imagination servile. Autrefois, chacun devait se les créer et comme il ne pouvait s’appuyer sur aucune référence. cette création débordait facilement dans le fantastique. II n’est que de voir les premières gravures populaires représentant des animaux fabuleux avec des légendes d’une naïveté sincère. II est fort probable que les procès de sorcellerie aient contribué à propager des clichés tous prêts chez les moins créatifs car ce que quelqu’un a vu, les autres , prétendent à leur tour en avoir été les témoins.

     


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