• Le foie gras le bon plaisir

     

    Ce qui est bon n'est pas forcément mauvais pour la santé. Non contente de ravir nos papilles, cette exquise spécialité gastronomique protège, à dose modérée, notre coeur et nos artères.



    Pour obtenir le foie gras, les Romains gavaient les volailles avec des figues. Le terme "ficatum" (aux figues) a donné le mot "foie" qui, depuis, désigne l'organe.


    Les bonnes variétés
    Qu'ils soit d'oie, fin et onctueux, ou de canard, à la saveur musquée, le foie gras est vendu cru, en escalopes ; frais, cuit par un charcutier-traiteur ; mi-cuit, pasteurisé en boîte ou bocaux ; ou stérilisé, en conserve.

    Bien le choisir
    Pour la cuisine, préférez le foie gras cru, qui se déguste poêlé. Frais ou mi-cuit, il est idéal sur des toasts. En conserve, il se consomme des années après achat, car il se bonifie en vieillissant.

    Comment le conserver
    Cru ou frais, il se garde 1 semaine au réfrigérateur ; mi-cuit, 6 mois au frais ; en conserve, 4 à 5 ans à température ambiante.

    Le saviez-vous

    La quantité de graisse que perd un foie gras en cuisant dépend de sa fraîcheur. Pour qu'il ne fonde pas, lisez attentivement la date de péremption figurant sur l'emballage. Et préférez la plus éloignée : de cette façon, vous choisirez à coup sûr le produit le plus frais.

    La bonne portion
    Le foie gras est un mets d'exception extrêmement riche, qu'il vaut mieux consommer avec modération. Pour votre repas de fête, prévoyez en moyenne 50 gr de foie gras par personne s'il s'agit d'une entrée, et 100 gr s'il s'agit du plat principal.

    Le + minceur
    Acheter-le cru ou faites-le cuire au four sur une purée d'épinards. Ou placez-le dans un cuit-vapeur avec des légumes (poireau, céleri) foie gras dans le panier et fondue de légumes au fond de l'appareil.

    Le + gourmand
    Si votre budget vous le permet, offrez-vous le meilleur, c'est-à-dire le foie gras poêlé avec des truffes. Il est délicieux également avec des fruits (raisins, pommes ou figues) ou des fruits de mer (langoustines ou noix de Saint-Jacques).

    Le + enfant
    Les petits ont parfois tendance à confondre ce mets délicat avec du pâté ! Pour changer des toasts, qui ont souvent leurs faveurs, vous pouvez leur confectionner des raviolis au foie gras.

    Le + beauté
    Les acides gras insaturés qu'il contient sont indispensables à la souplesse et à la beauté de la peau. Dégustez-le avec des légumes et des fruits frais, source de carotènes, les vitamines de la bonne mine.

    Le duo Popeye : Foie gras et orange : pour bien profiter de cette inépuisable mine de fer qu'est le foie gras, dégustez-le accompagné d'agrumes (orange, pamplemousse). Ils contiennent de la vitamine C qui en facilite l'assimilation par l'organisme.

    Le duo bonnes artères : Foie gras et pomme : l'action anticholestérolémiante du fruit se combine avec celle des graisses insaturées présente dans le foie gras. ces effets se conjuguent pour abaisser le taux de "mauvais" cholestérol dans le sang.

    Le duo stop au sel : Foie gras et champignon : le premier est très riche en sel (740 mg/100 g), ce qui peut favoriser la rétention d'eau, voire l'hypertension artérielle. Mieux vaut l'associer à des végétaux riches en potassium et pauvres en sodium, comme le champignon, pour rétablir l'équilibre.

    Côté cuisine
    A partir d'un foie gras cru, réalisez vous-même vos conserves de foie gras maison. C'est facile, mais il faut dénerver la viande avec soin.

    La recette santé
    Salade de foie gras aux fruits, une entrée diététique. Pour 4 pers. Coupez 2 granny smith en cubes, citronnez et mélangez avec 300 gr de mesclun et 1 bouquet de persil plat. Ajoutez 1 cuil à soupe d'huile de pépins de raisin et 1 cuil à café de vinaigre balsamique. Tranchez 300 gr de foie gras mi-cuit en 12 lamelles. Coupez 1 melon jaune en tranches. Mélangez salade, melon et foie gras. Salez, poivrez et parsemez de baies roses.

    100 % savoureux
    467Cal/100 gr
    Lipides : 45 gr
    Eau : 37 gr
    Protides : 10 gr
    Glucides : 7 gr
    Sodium : 740 mg

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  • Trois femmes - une fiancée, une maitresse, une mariée
     
    - sont en train de parler de leur relation avec leur homme...
      Elles décident de faire quelque chose pour exciter leur homme
    et de se rencontrer quelques jours plus tard pour en reparler et
    se raconter comment cela s'est passé. Elles s'engagent à attendre leur homme le soir même,
     vêtue d'un corset genre cuir, hauts talons, bas résille et masque noirs.
     Quelques jours plus tard Elles se retrouvent et racontent...
     
     La fiancée =
      L'autre soir, quand mon Fiancé est arrivé à la maison,
     il m'a trouvée vêtue avec le body de cuir,
    les hauts talons, le masque Il m'a regardé
      avec de grands yeux, m'a dit que je suis la femme de ses rêves,
     qu'il m'aime et nous avons fait l'amour toute la nuit.
     
     La maitresse =
    Moi aussi j'ai reçu mon amant vêtue de la même façon.
    Quand il est entré chez moi, il m'a regardée, n'a rien dit, mais nous
      avons eu une nuit super chaude !!!
     
    La femme mariée =
     L'autre soir, j'ai envoyé les enfants loger chez ma mère
    puis je me suis habillée aussi en cuir noir : body, hauts talons, masque...
    Mon mari est rentré du travail, a ouvert la porte et m'a dit:
    Salut Batman, qu'est ce qu'on mange ?

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  • La Magie des arbres<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>



    Les arbres peuvent être une source d'énergie subtile, d'illumination ou même de guérison.
    Ils sont aussi un symbole ancestral de Beauté et de Liberté.
    De nombreuses traditions conseillent de parler aux arbres, de les toucher ou de méditer sous leur ombrage.
    C'est le cas chez les Celtes(magie druidique),chez les bouddhistes taoïstes,chez les Amérindiens...
    Tradition thibétaine:
    Voyez cet homme en posture sous ce vieux chêne?
    C'est Tulku Thondup.
    Ecoutez ses paroles:
    "Portez toute votre attention sur la masse de leurs feuilles vertes,peut-être parée de fleurs, de fruits, de graines ou de noix.
    Regardez de plus prés une feuille ou un fruit particulier, appréciez leur beauté et leur vitalité.
    L'arbre plonge ses racines dans le sol comme des ancres.
    Appréciez sa force et sa stabilité,comparables à celles d'une montagne.Sa flexibilité également,ses branches qui bougent et se balancent gracieusement dans le vent, le jour, la nuit, comme si elles effectuaient une danse de célébration.
    Ouvrez votre conscience à la force, à la beauté et à la magnificence des arbres, et une sensation de bien-être et de force surgira spontanément en vous.
    Vous pouvez aussi puiser l'énergie bienfaisante d'un arbre en vous asseyant, immobile,au dessous ou à coté de lui, ou en entourant son tronc de vos bras.
    L'arbre par ses racines,est relié au pouvoir de la terre, et par ses feuilles et ses branches aux forces du cosmos.Le tronc est un pont vivant entre les forces solaires du haut et la terre en bas.
    Les branches qui se propagent vers l'extérieur représentent la nature qui donne et reçoit.
    En silence demandez à l'arbre de vous laisser faire l'expérience de son énergie.
    Puis sentez, en touchant doucement le tronc que vous vous reliez à cette énergie naturelle.
    Sentez en même temps votre propre énergie s'élever en vous.Reconnaissez les forces bienfaisantes que vous percevez, réjouissez vous de tous les sentiments positifs qui surgissent en vous..."

    En suivant les principes de cet exercice vous pourrez extraire les énergies bienfaisantes de tous les éléments de la nature.
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    L'arbre cosmique a été représenté sous les traits de diverses essences selons les peuples et les traditions:
    Chêne celtique,Tilleul germanique, Frène scandinave, Olivier de l'Orient, Mélèze ou Bouleau des peuples nordiques.
    Ou encore comme embléme de nations modernes:Erable à sucre du canada, Cédre du Liban, Bouleau jaune du Québec.
    C'est enfin le sapin de Noêl, déversant ses présents matériels sur les enfants des temps modernes
    (En 1850 plus de 250 arbres étaient encore l'objet de consécration dans un département comme l'Oise)
    A lui seul, l’arbre représente les quatre éléments de l’alchimie, donc la vie : eau, air, terre, feu, et même bois, si l’on se réfère à la tradition chinoise. Il est forcément l’axis mundi, l’axe du monde, le lien étroit qui relie ciel et terre.

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    Symboliques et pouvoirs des divers arbres:<o:p></o:p>




    L'abricotier
    Symbolique:Nourriture des Dieux.Passion.Sensualité.
    Légende:Associé à la planète Vénus,il aurait le pouvoir d'éveiller la passion et le désir charnel
    En Andalousie, les femmes qui ont mis sous leurs jupes des fleurs et des feuilles d'abricotiers deviennent irrésistible.
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:Sensualité et désirs passionnés.
    Vertus médicinales:Il donne un excellent fruit ,trés tonique, et nombreux sont ceux qui lui doivent leur santé et leur longévité. Les peuples des montagnes d'Asie se nourrissent beaucoup d'abricots et les médecins se sont aperçu qu'ils détenaient le record de longévité humaine.


    L'acacia
    Symbolique:Symbole de renaissance et d'immortalité pour les premiers chrétiens (arbuste au bois dur et imputrescible, fleurs couleur du sang et du lait, épines redoutables)
    Les branches de l'acacia illustrent à la fois la mort et l' ancienne connaissance disparue que les Maîtres doivent retrouver.
    Légende:La couronne du Christ était en Acacia, il est pour cela un symbole de victoire spirituelle.
    La légende dit aussi que l'arche de Noé était en Acacia recouvert d'or.
    Méditer sous cet arbre:Ainsi on peut s'adresser à un acacia et y puiser un renouveau de force et de courage lorsque l'on est confronté aux difficultés
    Dans le langage floral:Les fleurs d'acacia désignent l'amour platonique.
    Vertus médicinales:L'acacia est aussi connu pour ses vertus toniques, diurétiques, et pour son effet contre les calculs biliaires.


    L'ajonc (arbuste)
    Symbolique:Il symbolise le renouveau, la promesse d'une nouvelle croissance, le délicat équilibre entre le jour et la nuit.

    Légende:Au moyen-age les ajoncs repoussaient les sorcières qui les avaient en horreur car ils représentaient la clarté opposée aux ténèbres. C'est la raison pour laquelle les gens apeurés chassaient ces femmes redoutées en agitant des ajoncs au-dessus de leur tête, et en frappant le sol tout autour de leur maison ou de leur cabane lorsqu'ils vivaient en forêt.
    Méditer sous cet arbre:Prés des ajoncs on peut méditer efficacement sur le passage de la nuit vers le jour, c'est-à-dire de l'espérance d'une illumination qui doit demeurer quoi qu'il arrive dans le cœur des hommes.
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:L'ajonc est connu pour ses vertus émollientes et sédatives.


    L'amandier
    Symbolique:Symbole de fragilité (feuilles sensibles au gel tardif) et de renaissance printanière.Au début du printemps, l'amandier est le premier arbre qui fleurit, bien avant même d'avoir du feuillage.
    Dans les textes bibliques, l’amandier est souvent auréolé de facultés bénéfiques.
    Dans les chants des troubadours, la fleur d’amandier était subtilement associée à la pureté cathare.
    Symboliquement, l’amande (le fruit) représente également la part divine de l’homme.
    Légende:Chez les Grecs l'amande pressée était "la semence de Zeus" qui apportait la puissance magique et créatrice, la floraison précoce de l’amandier représentait la grâce exquise d’un amour virginal.(La légende disait que le fruit de cet arbre divin pouvait féconder une vierge sans union sexuelle)
    Autre légende: Héra transforma Phyllis, princesse éplorée en amandier et quand son amant de retour embrassa le tronc ses larmes donnérent les fleurs..
    Au moyen-age encore la tradition colportait qu'une vierge qui s'endormait sous un amandier en rêvant à son fiancé pouvait se réveiller enceinte.

    Méditer sous cet arbre:La méditation auprès d'un amandier apporte la capacité de s'ouvrir au monde extérieur sans crainte et de recevoir avec bonté et amour ce qu'il peut apporter.
    Dans le langage floral:Par contre, les fleurs de l'amandier désignent l'étourderie et les esprits superficiels.
    Vertus médicinales:Trés nombreuses: vermifuges, laxatives, calmantes, émollientes, diurétiques et purgatives. L'amandier permet aussi de lutter contre les affections pulmonaires, la coqueluche, l'insuffisance hépatique, la toux et les maux de gorge.
    Le lait ou l'huile d'amande douce est réputé pour tonifier et purifier l'épiderme, chasser les dartres ,il apporte la beauté. (cosmétologie)


    L'aubépine
    Symbolique:
    Légende:La légende lui attribue divers pouvoirs magiques:
    -détourner la foudre,éloigner les serpents, conserver la viande ou le lait.
    (C'est pourquoi elle était souvent plantée auprés des fermes et étables)
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:C'est un excellent tonique du coeur et de la circulation sanguine


    Le bouleau
    Symbolique:Symbole de pureté, de douceur et de délicatesse (les shamans de Sibérie grimpaient dans ses branches pour se rapprocher du Ciel).
    De nos jours, un bouleau dans un jardin apporte calme et sérénité par la couleur harmonieuse de ses feuilles toujours agitées par le vent.
    Légende: Le bouleau était utilisé pour apaiser les agités et les aliénés que l'on fouettait avec ses branches. C'est aussi dans l'espoir de chasser ce qui est néfaste, que l'on flagellait les condamnés du Moyen Âge avec ses branches.Puis les exorcistes l' utilisèrent ensuite en décoction, car ils assuraient qu'il faisait s'enfuir les démons.
    Le bouleau était l'un des sept arbres sacrés du bosquet des druides.
    Parfois appelé "Arbre de la sagesse", symbole de connaissance druidique, on surnommait aussi le bouleau "Sceptre des maîtres d'école", parce qu'avec son bois on fabriquait les baguettes servant à punir les cancres.
    Méditer sous cet arbre:mieux accepter sa vie,assumer les changements, se réconcilier avec ce que l'on est,adoucir ses pensées.(Le bouleau aide à se réconcilier avec l'ego et à réconcilier le masculin et le féminin)
    S'asseoir sous un bouleau, c'est pénétrer dans une atmosphère aimable et apaisante. C'est un rappel que la vie n'est pas seulement faite de luttes, mais peut être également douce et harmonieuse.
    Dans le langage floral:Bienveillance vis à vis de soi et des autres.
    Vertus médicinales:La médecine des plantes utilise ses feuilles, bourgeons et son écorce que l'on distille pour en extraire une huile essentielle. Le bouleau est retenu comme antiseptique, dépuratif, cholérétique, cicatrisant, diurétique. Au Moyen Âge on utilisait le bouleau pour soigner les plaies, les ulcères et les calculs rénaux.Propice aux reins et à la vessie. On lui prête de nombreuses autres vertus thérapeutiques, d'autant qu'il vit en symbiose avec l'amanite muscaria ou amanite tue-mouches, champignon "magique" que l'on appelait aussi la nourriture des Dieux (et avec lequel les chamans se droguaient). Il est encore cité pour combattre les oedèmes, la goutte et l'arthritisme, l'hypertension aussi bien que la cellulite et l'obésité, les éruptions cutanées et l'artériosclérose.


    Le châtaignier
    Symbolique:C'est un symbole de vérité, de vigueur , de générosité et de justice.(Parfois dure et sévère)
    Légende:. Importé en France par des moines d'Asie Mineur (Liban) qui en plantèrent dans les Cévennes puis en Bretagne, il sauva les populations de la famine.
    À cause de ses feuilles dentelées en forme de lance, les Celtes l'ont comparé à un guerrier incorruptible, il symbolisait pour eux l'inflexibilité des lois célestes et terrestres, la justice des dieux et des hommes.
    Méditer sous cet arbre:pour trouver un équilibre dans ses pensées et ses actes et par conséquence dans la société.
    Dans le langage floral: les fleurs du châtaignier désignent la justice et l'équité.
    Vertus médicinales:Le châtaignier est utilisé pour lutter contre l'anémie, la coqueluche, la toux, les diarrhées et les fièvres. On conseille les châtaignes comme reminéralisant et tonique ( favorable à la circulation sanguine).

    Le chêne
    Symbolique:Source inépuisable de force et de générosité. Symbole de majesté et attirant la foudre,c'est l'arbre sacré de la plupart des traditions.
    Pour les Grecs et les Celtes, le chêne représentait la force invincible et la longévité.
    -Force généreuse et solidité.
    -Communication entre le ciel et la Terre
    Légende: Abraham reçut les révélations de Yahvé auprés d'un chêne.
    Les Dryades (ou Nymphes du chêne) vivaient dans une forêt de chênes qu'elles protégeaient des emprises sacrilèges. Elles étaient aussi robustes que ces arbres dont elles épousaient la forme. Parfois, l'une d'elles se mariait avec un humain, telle Eurydice qui épousa Orphée. A leur côté vivaient les Hamadryades qui demeuraient sous l'écorce du chêne qu'elles choisissaient comme résidence.
    C'était un arbre oraculaire dans lequel les dieux parlaient, où les druides cueillaient le gui sacré et dans lequel Héraclès tailla sa massue invincible.
    À Dodone, en Grèce, se tenait près d'un chêne un oracle qui dans le bruissement des feuilles décryptait les messages de Zeus.
    Suprême honneur, Zeus transforma Philémon en chêne afin de le remercier de sa piété.
    C'est aux branches d'un chêne que l'on suspendit la toison d'or.
    C'est sous un chêne encore que Saint Louis, dans la forêt de Vincennes écoutait les doléances de ses sujets et rendait justice. L'arbre lui communiquait sa sagesse.
    Jeanne d'Arc, pendant sa jeunesse, écoutait les voix célestes qui se faisait entendre dans le chêne des fées qui trônait au centre du village de Domrémy.
    Emblème de l'hospitalité pour les Celtes qui l'adoraient tels les Grecs comme le temple vivant où demeuraient les nymphes.C'est pourquoi les bûcherons devaient être prudent lorsqu'ils coupaient un chêne.Le chêne était l'un des sept arbres sacré du bosquet des druides.
    Méditer sous cet arbre:Caresser lentement l'écorce d'un chêne permet de recevoir son énergie qui pénétre lentement le corps par les doigts.
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:Usages médicinaux nombreux: Ecorce astringente,hémostatique et antiseptique.Le chêne est reconnu pour ces vertus permettant de lutter contre les angines, durillons, hémorroïdes, plaies de toutes sortes, engelures, diarrhées, énurésie, leucorrhée, problème du tube digestif et tuberculose.
    Les glands étaient utilisés jadis en nourriture dans les temps de la disette.


    le chévrefeuille (arbuste)
    Symbolique:Symbole de l'initiation puis de chasteté et d'innocence( Fidélité respectueuse envers l'être aimé).
    Légende:Pour les Celtes, le chèvrefeuille désignait quelqu'un ayant reçu un enseignement druidique.
    Le chèvrefeuille fut pendant des siècles la parure des jeunes filles. En Bretagne, à l'attention des prétendants les jeunes filles déposaient devant leur porte des bouquets de chèvrefeuille afin de leur signaler qu'elles avaient déjà un fiancé ou qu'elles étaient encore vierges
    Méditer sous cet arbre:Bien qu'il ne s'agisse pas d'un arbre, un plan de chèvrefeuille contre un mur du jardin, ou simplement une feuille de cette plante dans une demeure apporte un peu de son énergie, incitant à la méditation et à l'étude.
    Dans le langage floral:les fleurs de chèvrefeuille désignent les liens d'amour qui unissent deux êtres.
    Vertus médicinales:

    le cyprés
    Symbolique:Arbre sacré pour sa longévité et sa verdure persistante, on l'a surnommé "Arbre de vie"
    Pourtant chez les Grecs et Romains il est en relation avec l'enfer et ses divinités, c'est l'arbre des mondes souterrains. (Et pour cela il est souvent planté dans les cimetières des pays méditterranéens)
    Légende:
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:Freine le systéme parasympathique et stimule les oestrogénes.


    L'églantier (rosier sauvage) (Arbuste)
    Symbolique:Toutes la magie de cet arbuste tient dans le fait que, malgré des fleurs qui ne durent qu'une journée, il reste fleuri plusieurs semaines.Ainsi la floraison de cet arbre manifeste l'ouverture sans cesse renouvelée.
    Légende:
    Méditer sous cet arbre:L'églantine encourage l'expression de soi, de son vrai soi profond, afin de promouvoir des relations plus ouvertes. C'est par l'ouverture à soi que l'on peut s'ouvrir aux autres.
    Dans le langage floral:Symbole de féminité et de grand amour.
    Vertus médicinales:Sirops,tisanes,essences,vins,confitures et huile essentielle réputée.Nombreuses applications culinaires,cosmétiques,aromatiques,médicinales(cicatrisation).


    L'érable
    Symbolique:Indépendance et liberté.
    Légende:Pour les druides, une bonne étoile veillait sur la destinée de leurs protégés car l'érable était le messager des dieux. Ceux-ci parlaient aux hommes dans le souffle du vent agitant les hautes branches de l'arbre.
    Ils utilisaient sa sève comme breuvage destiné à calmer les esprits impulsifs et violents.On assurait que cette potion, mélangée avec d'autres sucs végétaux, avait également la capacité d'apaiser les inflammations de toutes sortes.
    C'est un érable immense qui dominait la fontaine de Barenton dans laquelle Merlin l'Enchanteur venait puiser des gobelets d'eau pure.

    Méditer sous cet arbre: saura regonfler les esprits lassés des multiples épreuves de l'existence.
    Dans le langage floral:les fleurs d'érable désignent la réserve et le sens de l'observation.
    Vertus médicinales:l'érable est connu pour soutenir les traitements contre l'asthénie, les affections pulmonaires, les rhumatismes, et pour redonner du tonus aux convalescents, car son énergie est puissante et dynamique. Le sirop d'érable est un excellent reconstituant.


    L'eucalyptus
    Symbolique:Purification
    Légende:On brûlait ses feuilles dans les pièces afin d'en chasser les mauvais esprits ou les miasmes et puantes odeurs.
    Méditer sous cet arbre:On méditera sous son ombrage, à l'abri de sa splendide puissance, de ses feuilles pointues, en humant son fort parfum, et on se laissera pénétrer par son énergie (qui chassera les stress et soucis de la vie quotidienne).
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales: l'eucalyptus est connu pour combattre les affections pulmonaires, les problèmes des voies respiratoires, les migraines et les rhumatismes, les brûlures.


    Le figuier
    Symbolique:Volonté de survie,mais aussi générosité et richesse naturelle.(le figuier s'accroche dans le moindre creux de rocher, la moindre fissure pour y puiser l'eau nécessaire à sa survie).
    Légende:Le bouddhisme raconte que Vishnou naquit à l'ombre des branches d'un figuier et fut nourri par l'abondance de ses fruits.
    Cérès, déesse des moissons, offrit un jour un figuier à un Athénien qui lui avait offert l'hospitalité.
    Selon Horace,le figuier à donné son nom au foie, ficatum, depuis qu'un éleveur romain nommé Agicius engraissa ses oies avec des figues pour obtenir un foie gras au goût particulièrement apprécié des nobles romains.
    Méditer sous cet arbre:L'homme peut y voir une analogie avec le courage, l'intelligence et la volonté qu'il est nécessaire de déployer pour vivre et réussir son expérience sur la terre.
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:Le figuier est connu pour les traitements contre les affections pulmonaires, la toux, les troubles de la circulation sanguine, les hémorroïdes et les varices.
    Il fait aussi office de caille-lait et de purgatif.


    Le frêne
    Symbolique:Symbole de solidité puissante (on en faisait des lances) et d'immortalité (en Scandinavie)
    Légende:Au printemps il reste longtemps dénudé et en automne est le premier à se dépouiller de ses feuilles. (D'où certaines légendes ironiques...)
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:Si on l'excise il délivre une séve sucrée ,la manne, favorable aux enfants, convalescents et femmes enceintes.


    Le hêtre
    Symbolique:Le hêtre symbolise la confiance, la patience et la douceur, une forte vitalité empreinte cependant de raffinement, de joie et de féminité
    Légende:Pour les druides d'Irlande, il représentait la connaissance écrite, symbolisée par des signes. Le mot anglais book vient d'un mot gothique signifiant lettre, rattaché au mot beech, hêtre, dont on se servait pour faire les tablettes à écrire. (Hêtre était ainsi un synonyme de littérature)
    Méditer sous cet arbre:Le hêtre aide à se voir plus positivement et à trouver de la confiance ,il limite la perméabilité aux émotions des autres et apporte le calme nécessaire pour aborder le tourbillon de la vie.Il apporte la sérénité et la patience.
    Dans le langage floral:les fleurs du hêtre désignent la prospérité et le succès en société.
    Vertus médicinales:
    La créosote, un goudron qui provient de son bois, découvert en 1832 par Reichenbach et qui est connu comme un antiseptique puissant.
    Le hêtre est connu pour ses vertus contre les affections pulmonaires, les fièvres, les rhumatismes, le paludisme et les parasites intestinaux, et pour soutenir les traitements contre les dermatoses et la tuberculose.


    L'if
    Symbolique:l'éternité et la continuité des cycles de vie
    Légende:L'if fut longtemps utilisé pour fabriquer des arcs, des flèches, des lances et des boucliers. Nos ancêtres s'en servaient dans la confection des massues et des fléaux d'arme, tandis que les druides taillaient leurs baguettes dans ses branches.C'est sur son bois que l'on inscrivait les oghams (runes), tandis que l'on empoisonnait les pointes de flèches avec sa sève.
    C'était l'un des cinq arbres magiques de l'ancienne Irlande.
    L'If de Ross était un arbre merveilleux dont les fruits donnaient la Connaissance à tous ceux qui en mangeaient, après une quête aussi longue que périlleuse telle celle des chevaliers de la Table Ronde...
    Méditer sous cet arbre: apporte la sérénité et l'acceptation des grands cycles de vie et de mort.
    Dans le langage floral:, les fleurs de l'if désignent la tristesse terrestre,donc passagère, mais aussi l'espérance de la vie qui ne s'interrompt jamais.
    Vertus médicinales:L'if est surtout connu pour ses vertus diurétiques et astringentes mais sa sève et ses fruits sont toxiques.


    Le noisetier (ou coudrier)

    Symbolique:La noisette symbolise la sagesse c'est pourquoi le noisetier est associé au puits et à un enseignement caché, difficile d'accès. C'était le bois des baguettes (magiques) des druides et des bardes.
    Légende:si l'on dormait sous ses branches, il arrivait que l'on fasse des rêves prophétiques. C'est pour celà que les sourciers se servent de ses branches comme baguettes pour découvrir des sources cachées sous la terre.
    Le noisetier est associé aux puits et est souvent planté non loin d'eux, afin d'en assurer la protection.
    Dans la mythologie celtique, le noisetier était le gardien de la source des sciences.
    Les licornes et les fées, initiatrices de l'enseignement druidique, se cachaient dans ses branches.Le noisetier était l'un des sept arbres sacrés du bosquet des druides.
    Une ancienne coutume bretonne voulait que l'on place une corbeille remplie de noisettes sous le lit des jeunes mariés afin que leur union soit féconde.
    Méditer sous cet arbre:La méditation près d'un noisetier portera sur la connaissance et le savoir, l'expérience dont on tire des fruits, et la manière dont on doit s'ouvrir afin de recevoir de nouvelles connaissances.
    Dans le langage floral:Les fleurs du noisetier désignent le désir et la capacité de réconciliation.
    Vertus médicinales:La médecine des plantes lui emprunte son écorce, ses chatons, ses feuilles et ses fruits.Le noisetier est connu pour ses vertus dépuratives, diurétiques, antihémorragiques, astringentes, cicatrisantes et fébrifuges. Il est aussi utilisé pour soutenir les traitements de beauté, et lutter contre la dermatose, les calculs urinaires, la sénescence, les ulcères et les varices, pour chasser les parasites intestinaux et équilibrer les menus des diabétiques.


    Le noyer
    Symbolique:La noix est le symbole de l'intelligence à cause de la forme de ses cerneaux qui ressemblent à s'y méprendre â un cerveau humain.
    Légende:Pour les paysans, le noyer est un arbre de bon augure. S'il donne beaucoup de noix une année, ils savent que l'hiver sera rude, mais par contre que la récolte de blé suivante sera très bonne.
    Les Gaulois s'en méfiaient, car c'est un arbre plutôt solitaire, il signifie d'ailleurs mauvais voisinage. Dormir sous la ramure d'un noyer serait maléfique.
    En Corrèze on ajoute que si l'on dort en dessous on se réveille avec la fièvre. ( Ceci vient sans doute du fait que le noyer exhale une odeur pénétrante qui nuit très souvent aux végétaux situés sous sa frondaison).
    La légende dit que si on cueille des branches la veille de la Saint-Jean et qu'on les suspende dans la maison, on est protégé de la folie et de la foudre.
    Dans le Dauphiné, on offre une noix fraîche aux jeunes mariés devant l'église Ce présent symbolise l'attachement que chacun doit avoir pour l'autre (comme les deux cerneaux liés ensemble dans la coquille).
    En Ecosse, les fiancés font brûler deux noix dans le foyer; selon l'apparence du feu et la manière dont elles se consument, ils connaissent en détail l'avenir de leur ménage.
    Le noyer est à l'origine des noms suivants : Nouget, Nogaro, Noguier.
    Dans l'est de la France, on gardait près de la cheminée des feuilles de noyer séchées et quand l'orage menaçait on les brûlait dans le foyer pour repousser le tonnerre et la pluie au loin.
    C'est avec le noyer que l'on fabriquait les meilleurs sabots.
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales: On l'utilisait autrefois pour redonner des cheveux à ceux qui en manquaient en leur administrant des cataplasmes de noix mâchées sur le crâne.
    La noix fournit de l'huile très appréciée, de la teinture par son brou , et son bois est très utilisé en ébénisterie.


    L'olivier
    Symbolique:Trés apprécié (symboles nombreux):
    -en premier lieu la PAIX retrouvée mais aussi:
    -fécondité,longévité,force,victoire (la couronne des vainqueurs),pureté,etc...
    C'était l'arbre consacré au dieu romain Jupiter et à la déesse grecque Athéna.
    Légende:le rameau d'olivier que la colombe rapporte vers l'arche à la fin du déluge
    La croix du Christ aurait été en cédre et olivier.
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:Au moyen-age c'était l'arbre de l'amour.
    Vertus médicinales:


    L'orme
    Symbolique:Les seigneurs rendaient la justice sous son ombrage, d'où son nom d'"arbre de Justice".
    Légende:Il existe encore dans la Somme 3 ormes légendaires et tricentenaires dont on dit qu'ils auraient sauvé un village de la peste décimant la région.
    . Cet arbre est généralement attribué à Bacchus car il était utilisé pour son culte et dans la culture de la vigne. En effet, les piquets de vigne étaient en orme.
    L'orme au feuillage précoce était planté, à l'origine, par les nymphes elles-mêmes, près de la tombe des héros.
    Méditer sous cet arbre: sur les cycles de l'énergie naturelle qui est en nous, toujours renouvelée afin que nos expériences et nos blessures deviennent notre force.
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:L'arbre aux pouvoirs surnaturels: au Moyen age il était réputé guérir la lèpre et autres maladies cutanées.Les sorciers utlisaient l'écorce pour concocter des remédes puissants (rhumatismes et sciatiques).
    Les feuilles de ces arbres, appliquées sur les plaies, étaient considérées comme les plus bénéfiques contre les hémorragies.
    Il est aussi réputé contre la calvitie, les dartres, l'eczéma, les dermatoses, les plaies.


    Le peuplier
    Symbolique:C'est l'arbre du Peuple (d'où son nom tiré du latin Populus) car c'était sous des Peupliers que l'on prenait autrefois les décisions importantes.
    Suivant la Tradition européenne le peuplier est attaché à l'Autre Monde,à la vie cyclique des âmes,c'est l'arbre de la mélancolie, du souvenir des êtres disparus...
    Pour les druides, le peuplier symbolisait le vieil âge de l'homme en raison de ses feuilles blanches. Mais le peuplier est aussi toujours porteur d'espoir et promesse de régénérescence.
    Légende:La mythologie grecque raconte que la nymphe Leucé se métamorphosa en peuplier en tentant vainement d'échapper à Hadès qui la poursuivait.Elle demeure depuis, dans l'Autre Monde, sur la rive du fleuve "Mémoire". Héraclès, ayant visité le territoire des morts, ramena une branche de ce peuplier et s'en tressa une couronne. Les feuilles qui touchaient sa tête devinrent blanches tandis que les autres restaient noires comme l'âme des morts. Depuis, on honore le peuplier blanc car sa double couleur en fait un arbre des deux mondes.
    Méditer sous cet arbre: ...vous aidera à oublier les choses vaines pour accéder à votre véritable mémoire profonde (karmique).
    Dans le langage floral: les fleurs de peuplier désignent le temps, le courage d'entreprendre et la patience.
    Vertus médicinales: Nombreuses.Le peuplier est connu pour ses vertus toniques,expectorantes,fébrifuges, diurétiques, aseptisantes et vulnéraires. Il est utilisé notamment pour soutenir les traitements contre les hémorroïdes,les problémes urinaires, les intoxications alimentaires, les affections pulmonaires, les douleurs articulaires, les gerçures et les rhumatismes.
    Les amérindiens utilisaient sa résine contre les maladies de peau.


    Le pommier
    Symbolique:le pommier a engendré des croyances magiques:
    -il aide à acquérir l'Immortalité,la fécondité,la beauté
    -il améliore les Connaissances
    -il procure la Sagesse
    Légende:Les Pommes d'Or du jardin d'Héra gardé par les Hespérides.Avallon, l'île des Pommiers où reposent Arthur, Merlin, Morgane et Mélusine.(Le pommier était l'un des sept arbres sacrés du bosquet des druides)
    Les licornes étaient supposées se reposer et se réfugier sous ses branches.
    En transperçant de sa flèche une pomme posée sur la tête de son fils Guillaume Tell libéra son peuple et son pays
    Méditer sous cet arbre:.Apporterait la sagesse.
    Les anciens druides assuraient que la connaissance était l'attribut de cet arbre
    Anecdote connue: La méditation sous un pommier donna à Newton l'idée imagée de la pesanteur et de la gravitation universelle
    Dans le langage floral:Il symbolise l'amour et la perfection, le lien permanent qui unit l'homme à la nature
    Vertus médicinales:"Manger une pomme par jour préserve de la maladie" ,
    Vieux dicton qui montre que depuis trés longtemps la Pomme est considéré comme un fortifiant et un reméde préventif.
    Le pommier est connu pour ses vertus diurétiques, antigrippales et dépuratives. Il est utilisé pour soutenir les traitements contre l'anémie, le diabète, l'infarctus du myocarde, le cholestérol, l'hypertension et l'asthénie, les maux de foie et d'estomac, pour soulager les douleurs articulaires, les insomnies et le surmenage.
    Il participe aussi aux soins de beauté, de la peau et du visage.


    Le sapin
    Symbolique:Un pont entre ciel et terre.Il exprime la fluidité du lien qui relie le haut et le bas, le spirituel et le matériel, l'esprit et la matière.
    Depuis les Celtes c'est le symbole de l'espoir toujours renouvelé des forces de lumière sur les ténèbres, et de la vie sur la mort. De nos jours,au solstice d'hiver, le sapin de Noël est devenu symbole de don et générosité(les cadeaux de Noël)
    Légende:Il était sensé conjurer les mauvais sorts(aiguilles de sapins) et empêchait la foudre de tomber.
    En Allemagne on flagellait les femmes stériles le jour du mardi gras pour leur permettre d'avoir des enfants.
    Chez les Grecs,pour attirer le regard de la déesse Artémis à l'arc d'argent, on plaçait devant la porte et tout autour de la chambre où devait avoir lieu la naissance de nouveaux-nés des rameaux de sapins que l'on brûlait rituellement comme des torches.
    Dans les cultes gaulois, Druntia, déesse du Sapin, était honorée comme protectrice et reine des druides.
    Méditer sous cet arbre: Cet arbre toujours vert est un messager qui nous encourage à poursuivre notre chemin, à supporter les problèmes de l'existence comme ses branches supportent le poids glacé de la neige. Le sapin porte en lui l'énergie de la résistance, et la lumière de l'espérance, qu'il donne à celui qui sait les capter.
    Dans le langage floral:Les fleurs du sapin désignent l'élévation d'esprit, l'idéal spirituel.
    Vertus médicinales:la première qualité du sapin est la fluidité.Il aide à libérer la respiration et à lever les blocages qui proviennent d'une mauvaise circulation de l'énergie ou du sang dans le corps.
    Vertus toniques, diurétiques et cicatrisantes. Il est utilisé aussi pour soutenir les traitements contre les durillons et les verrues, et pour accélérer la cicatrisation des plaies.
    La résine trés estimée a de nombreux pouvoirs (contre l'asthme, la bronchite et la toux notamment).


    Le saule
    Symbolique:
    Légende:Le rituel magique légendaire:en jetant une croix faite de deux brindilles de saule dans une source sacrée on connaissait l'heure de sa mort.
    Si la croix flottait, c'était la mort dans les mois à venir, par contre elle s'annonçait d'autant plus lointaine que la croix coulait rapidement vers le fond.
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:L'aspirine(l'acide salicylique est tirée du saule qui posséde lui aussi de trés nombreuses vertus):
    -contre les rhumatismes(saule blanc).
    -contre le pyrosis,les aigreurs d'estomac,les intoxications alimentaires(écorce).
    -contre les douleurs arthritiques et les cors.
    -contre l'insomnie nerveuse (feuilles).


    Le tilleul
    Symbolique:Arbre protecteur,symbole d'amitié et de fidélité mais aussi d'amour conjugal.
    Légende:On le suspendait dans les étables et les maisons pour son pouvoir protecteur, même si les elfes dansaient en rond autour de lui en laissant sur le sol des cercles verts
    Celui qui portait un sachet contenant son écorce broyée était à l'abri des chutes, blessures, insolations, intoxications et en général de tous dangers corporels...
    Les sorcières aussi aiment les tilleuls et c'est sans doute pourquoi dans les Flandres on trouve souvent accrochées à ses branches des images de la Vierge, pour les éloigner lorsqu'elles veulent se réunir sous ces arbres.
    Méditer sous cet arbre:
    Dans le langage floral:
    Vertus médicinales:Employé pendant des siècles contre les affections de la peau, les maladies épidémiques, la paralysie, les vertiges et les œdèmes. Sa deuxième écorce guérirait les ophtalmies et son ombre serait très bénéfique aux épileptiques.Ses fleurs ont des propriétés adoucissantes reconnues (tisane).

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    Symbolique de la forêt:

    C'est là encore le régne de la nature sauvage qu'elle symbolise...
    Pour les Romains les enfers étaient protégés par des forêts sacrées.
    La forêt est la limite entre l'Ici et l'Ailleurs.
    Au moyen-age les brigands, les fous,les lépreux,les proscrits ,les ermites et les persécutés s'y réfugiaient
    C'est aussi le mythe de Robin des bois.
    A tel point qu'à partir du concile de l'an 452 ,l'Eglise lutta contre cette pratique ainsi que contre le culte trés ancien de l'Arbre et des forêts consacrées aux démons.(Sabbats dans les forêts).
    La verticalité des fléches de cathédrales semblent d'ailleurs vouloir remplacer celle des arbres majestueux qui unissaient les hommes au Ciel.
    L'arbre est un symbole d'équilibre entre la terre et le Ciel.
    Il contribue par son fonctionnement à maintenir cet équilibre.
    En abattant les grand arbres la Planète entière risque de devenir incapable de fonctionner sainement donc de se dessécher et de mourir.
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  • Ce que disent les fleurs

    GEORGE SAND

     

     

    Quand j'étais enfant, ma chère Aurore, j'étais très tourmentée de ne pouvoir saisir ce que les fleurs se disaient entre elles. Mon professeur de botanique m'assurait qu'elles ne disaient rien ; soit qu'il fût sourd, soit qu'il ne voulût pas me dire la vérité, il jurait qu'elles ne disaient rien du tout.
    Je savais bien le contraire. Je les entendais babiller confusément, surtout à la rosée du soir ; mais elles parlaient trop bas pour que je pusse distinguer leurs paroles ; et puis elles étaient méfiantes, et, quand je passais près des plates-bandes du jardin ou sur le sentier du pré, elles s'avertissaient par une espèce de psitt, qui courait de l'une à l'autre. C'était comme si l'on eût dit sur toute la ligne : " Attention, taisons-nous ! voilà l'enfant curieux qui nous écoute ".
    Je m'y obstinai. Je m'exerçai à marcher si doucement, sans frôler le plus petit brin d'herbe, qu'elles ne m'entendirent plus et que je pus m'avancer tout près, tout près ; alors, en me baissant sous l'ombre des arbres pour qu'elles ne vissent pas la mienne, je saisis enfin des paroles articulées.
    Il fallait beaucoup d'attention ; c'était de si petites voix, si douces, si fines, que la moindre brise les emportait et que le bourdonnement des sphinx et des noctuelles les couvrait absolument.
    Je ne sais pas quelle langue elles parlaient. Ce n'était ni le français, ni le latin qu'on m'apprenait alors ; mais il se trouva que je comprenais fort bien. Il me sembla même que je comprenais mieux ce langage que tout ce que j'avais entendu jusqu'alors.
    Un soir, je réussis à me coucher sur le sable et à ne plus rien perdre de ce qui se disait auprès de moi dans un coin bien abrité du parterre. Comme tout le monde parlait dans tout le jardin, il ne fallait pas s'amuser à vouloir surprendre plus d'un secret en une fois. Je me tins donc là bien tranquille, et voici ce que j'entendis dans les coquelicots :
    – Mesdames et messieurs, il est temps d'en finir avec cette platitude. Toutes les plantes sont également nobles ; notre famille ne le cède à aucune autre, et, accepte qui voudra la royauté de la rose, je déclare que j'en ai assez et que je ne reconnais à personne le droit de se dire mieux né et plus titré que moi.
    A quoi les marguerites répondirent toutes ensemble que l'orateur coquelicot avait raison. Une d'elles, qui était plus grande que les autres et fort belle, demanda la parole et dit :
    – Je n'ai jamais compris les grands airs que prend la famille des roses. En quoi, je vous le demande, une rose est-elle plus jolie et mieux faite que moi ? La nature et l'art se sont entendus pour multiplier le nombre de nos pétales et l'éclat de nos couleurs. Nous sommes même beaucoup plus riches, car la plus belle rose n'a guère plus de deux cents pétales et nous en avons jusqu'à cinq cents. Quant aux couleurs, nous avons le violet et presque le bleu pur que la rose ne trouvera jamais.
    – Moi, dit un grand pied d'alouette vivace, moi le prince Delphinium, j'ai l'azur des cieux dans ma corolle, et mes nombreux parents ont toutes les nuances du rose. La prétendue reine des fleurs a donc beaucoup à nous envier, et, quant à son parfum si vanté...
    – Ne parlez pas de cela, reprit vivement le coquelicot. Les hâbleries du parfum me portent sur les nerfs. Qu'est-ce, je vous prie, que le parfum ? Une convention établie par les jardiniers et les papillons. Moi, je trouve que la rose sent mauvais et que c'est moi qui embaume.
    – Nous ne sentons rien, dit la marguerite, et je crois que par là nous faisons preuve de tenue et de bon goût. Les odeurs sont des indiscrétions ou des vanteries. Une plante qui se respecte ne s'annonce point par des émanations. Sa beauté doit lui suffire.
    – Je ne suis pas de votre avis, s'écria un gros pavot qui sentait très fort. Les odeurs annoncent l'esprit et la santé.
    Les rires couvrirent la voix du gros pavot. Les oeillets s'en tenaient les côtes et les résédas se pâmaient. Mais, au lieu de se fâcher, il se remit à critiquer la forme et la couleur de la rose qui ne pouvait répondre ; tous les rosiers venaient d'être taillés et les pousses remontantes n'avaient encore que de petits boutons bien serrés dans leurs langes verts. Une pensée fort richement vêtue critiqua amèrement les fleurs doubles, et, comme celles-ci étaient en majorité dans le parterre, on commença à se fâcher. Mais il y avait tant de jalousie contre la rose, qu'on se réconcilia pour la railler et la dénigrer. La pensée eut même du succès quand elle compara la rose à un gros chou pommé, donnant la préférence à celui-ci à cause de sa taille et de son utilité. Les sottises que j'entendais m'exaspérèrent et, tout à coup, parlant leur langue :
    – Taisez-vous, m'écriai-je en donnant un coup de pied à ces sottes fleurs. Vous ne dites rien qui vaille. Moi qui m'imaginais entendre ici des merveilles de poésie, quelle déception vous me causez avec vos rivalités, vos vanités et votre basse envie !
    Il se fit un profond silence et je sortis du parterre.
    – Voyons donc, me disais-je, si les plantes rustiques ont plus de bon sens que ces péronnelles cultivées, qui en recevant de nous une beauté d'emprunt, semblent avoir pris nos préjugés et nos travers.
    Je me glissai dans l'ombre de la haie touffue, me dirigeant vers la prairie ; je voulais savoir si les spirées qu'on appelle reine des prés avaient aussi de l'orgueil et de l'envie. Mais je m'arrêtai auprès d'un grand églantier dont toutes les fleurs parlaient ensemble.
    – Tâchons de savoir, pensai-je, si la rose sauvage dénigre la rose à cent feuilles et méprise la rose pompon.
    Il faut vous dire que, dans mon enfance, on n'avait pas créé toutes ces variétés de roses que les jardiniers savants ont réussi à produire depuis, par la greffe et les semis. La nature n'en était pas plus pauvre pour cela. Nos buissons étaient remplis de variétés nombreuses de roses à l'état rustique : la canina, ainsi nommée parce qu'on la croyait un remède contre la morsure des chiens enragés ; la rose canelle, la musquée, la rubiginosa ou rouillée, qui est une des plus jolies ; la rose pimprenelle, la tomentosa ou cotonneuse, la rose alpine, etc., etc. Puis, dans les jardins nous avions des espèces charmantes à peu près perdues aujourd'hui, une panachée rouge et blanc qui n'était pas très fournie en pétales, mais qui montrait sa couronne d'étamines d'un beau jaune vif et qui avait le parfum de la bergamotte. Elle était rustique au possible, ne craignant ni les étés secs ni les hivers rudes ; la rose pompon, grand et petit modèle, qui est devenue excessivement rare ; la petite rose de mai, la plus précoce et peut-être la plus parfumée de toutes, qu'on demanderait en vain aujourd'hui dans le commerce, la rose de Damas ou de Provins que nous savions utiliser et qu'on est obligé, à présent, de demander au midi de la France ; enfin, la rose à cent feuilles ou, pour mieux dire, à cent pétales, dont la patrie est inconnue et que l'on attribue généralement à la culture.
    C'est cette rose centifolia qui était alors, pour moi comme pour tout le monde, l'idéal de la rose, et je n'étais pas persuadée, comme l'était mon précepteur, qu'elle fût un monstre dû à la science des jardiniers. Je lisais dans mes poètes que la rose était de toute antiquité le type de la beauté et du parfum. A coup sûr, ils ne connaissaient pas nos roses thé qui ne sentent plus la rose, et toutes ces variétés charmantes qui, de nos jours, ont diversifié à l'infini, mais en l'altérant essentiellement, le vrai type de la rose. On m'enseignait alors la botanique. Je n'y mordais qu'à ma façon. J'avais l'odorat fin et je voulais que le parfum fût un des caractères essentiels de la plante ; mon professeur, qui prenait du tabac, ne m'accordait pas ce critérium de classification. Il ne sentait plus que le tabac, et, quand il flairait une autre plante, il lui communiquait des propriétés sternutatoires tout à fait avilissantes. J'écoutai donc de toutes mes oreilles ce que disaient les églantiers au-dessus de ma tête, car, dès les premiers mots que je pus saisir, je vis qu'ils parlaient des origines de la rose.
    – Reste ici, doux zéphyr, disaient-ils, nous sommes fleuris. Les belles roses du parterre dorment encore dans leurs boutons verts. Vois, nous sommes fraîches et riantes, et, si tu nous berces un peu, nous allons répandre des parfums aussi suaves que ceux de notre illustre reine.
    J'entendis alors le zéphyr qui disait :
    – Taisez-vous, vous n'êtes que des enfants du Nord. Je veux bien causer un instant avec vous, mais n'ayez pas l'orgueil de vous égaler à la reine des fleurs.
    – Cher zéphyr, nous la respectons et nous l'adorons, répondirent les fleurs de l'églantier ; nous savons comme les autres fleurs du jardin en sont jalouses. Elles prétendent qu'elle n'est rien de plus que nous, qu'elle est fille de l'églantier et ne doit sa beauté qu'à la greffe et à la culture. Nous sommes des ignorantes et ne savons pas répondre. Dis-nous, toi qui es plus ancien que nous sur la terre, si tu connais la véritable origine de la rose.
    – Je vous la dirai, car c'est ma propre histoire ; écoutez-la, et ne l'oubliez jamais.
    Et le zéphyr raconta ceci :
    – Au temps où les êtres et les choses de l'univers parlaient encore la langue des dieux, j'étais le fils aîné du roi des orages. Mes ailes noires touchaient les deux extrémités des plus vastes horizons, ma chevelure immense s'emmêlait aux nuages. Mon aspect était épouvantable et sublime, j'avais le pouvoir de rassembler les nuées du couchant et de les étendre comme un voile impénétrable entre la terre et le soleil.
    Longtemps je régnai avec mon père et mes frères sur la planète inféconde. Notre mission était de détruire et de bouleverser. Mes frères et moi, déchaînés sur tous les points de ce misérable petit monde, nous semblions ne devoir jamais permettre à la vie de paraître sur cette scorie informe que nous appelons aujourd'hui la terre des vivants. J'étais le plus robuste et le plus furieux de tous. Quand le roi mon père était las, il s'étendait sur le sommet des nuées et se reposait sur moi du soin de continuer l'oeuvre de l'implacable destruction. Mais, au sein de cette terre, inerte encore, s'agitait un esprit, une divinité puissante, l'esprit de la vie, qui voulait être, et qui, brisant les montagnes, comblant les mers, entassant les poussières, se mit un jour à surgir de toutes parts. Nos efforts redoublèrent et ne servirent qu'à hâter l'éclosion d'une foule d'êtres qui nous échappaient par leur petitesse ou nous résistaient par leur faiblesse même ; d'humbles plantes flexibles, de minces coquillages flottants prenaient place sur la croûte encore tiède de l'écorce terrestre, dans les limons, dans les eaux, dans les détritus de tout genre. Nous roulions en vain les flots furieux sur ces créations ébauchées. La vie naissait et apparaissait sans cesse sous des formes nouvelles, comme si le génie patient et inventif de la création eût résolu d'adapter les organes et les besoins de tous les êtres au milieu tourmenté que nous leur faisions.
    Nous commencions à nous lasser de cette résistance passive en apparence, irréductible en réalité. Nous détruisons des races entières d'êtres vivants, d'autres apparaissaient organisés pour nous subir sans mourir. Nous étions épuisés de rage. Nous nous retirâmes sur le sommet des nuées pour délibérer et demander à notre père des forces nouvelles.
    Pendant qu'il nous donnait de nouveaux ordres, la terre un instant délivrée de nos fureurs se couvrit de plantes innombrables où des myriades d'animaux, ingénieusement conformés dans leurs différents types, cherchèrent leur abri et leur nourriture dans d'immenses forêts ou sur les flancs de puissantes montagnes, ainsi que dans les eaux épurées de lacs immenses.
    – Allez, nous dit mon père, le roi des orages, voici la terre qui s'est parée comme une fiancée pour épouser le soleil. Mettez-vous entre eux. Entassez les nuées énormes, mugissez, et que votre souffle renverse les forêts, aplanisse les monts et déchaîne les mers. Allez, et ne revenez pas, tant qu'il y aura encore un être vivant, une plante debout sur cette arène maudite où la vie prétend s'établir en dépit de nous.
    Nous nous dispersâmes comme une semence de mort sur les deux hémisphères, et moi, fendant comme un aigle le rideau des nuages, je m'abattis sur les antiques contrées de l'extrême Orient, là où de profondes dépressions du haut plateau asiatique s'abaissant vers la mer sous un ciel de feu, font éclore, au sein d'une humidité énergique, les plantes gigantesques et les animaux redoutables. J'étais reposé des fatigues subies, je me sentais doué d'une force incommensurable, j'étais fier d'apporter le désordre et la mort à tous ces faibles qui semblaient me braver. D'un coup d'aile, je rasais toute une contrée ; d'un souffle, j'abattais toute une forêt, et je sentais en moi une joie aveugle, enivrée, la joie d'être plus fort que toutes les forces de la nature.
    Tout à coup un parfum passa en moi comme par une aspiration inconnue à mes organes, et, surpris d'une sensation si nouvelle, je m'arrêtai pour m'en rendre compte. Je vis alors pour la première fois un être qui était apparu sur la terre en mon absence, un être frais, délicat, imperceptible, la rose !
    Je fondis sur elle pour l'écraser. Elle plia, se coucha sur l'herbe et me dit :
    – Prends pitié ! je suis si belle et si douce ! respire-moi, tu m'épargneras.
    Je la respirai et une ivresse soudaine abattit ma fureur. Je me couchai sur l'herbe et je m'endormis auprès d'elle.
    Quand je m'éveillai, la rose s'était relevée et se balançait mollement, bercée par mon haleine apaisée.
    – Sois mon ami, me dit-elle. Ne me quitte plus. Quand tes ailes terribles sont pliées, je t'aime et te trouve beau. Sans doute tu es le roi de la forêt. Ton souffle adouci est un chant délicieux. Reste avec moi, ou prends-moi avec toi, afin que j'aille voir de plus près le soleil et les nuages.
    Je mis la rose dans mon sein et je m'envolai avec elle. Mais bientôt il me sembla qu'elle se flétrissait ; alanguie, elle ne pouvait plus me parler ; son parfum, cependant, continuait à me charmer, et moi, craignant de l'anéantir, je volais doucement, je caressais la cime des arbres, j'évitais le moindre choc. Je remontai ainsi avec précaution jusqu'au palais de nuées sombres où m'attendait mon père.
    – Que veux-tu ? me dit-il, et pourquoi as-tu laissé debout cette forêt que je vois encore sur les rivages de l'Inde ? Retourne l'exterminer au plus vite.
    – Oui, répondis-je en lui montrant la rose, mais laisse-moi te confier ce trésor que je veux sauver.
    – Sauver ! s'écria-t-il en rugissant de colère ; tu veux sauver quelque chose ?
    Et, d'un souffle, il arracha de ma main la rose, qui disparut dans l'espace en semant ses pétales flétries.
    Je m'élançai pour ressaisir au moins un vestige ; mais le roi, irrité et implacable, me saisit à mon tour, me coucha, la poitrine sur mon genou, et, avec violence, m'arracha mes ailes, dont les plumes allèrent dans l'espace rejoindre les feuilles dispersées de la rose.
    – Misérable enfant, me dit-il, tu as connu la pitié, tu n'es plus mon fils. Va-t'en rejoindre sur la terre le funeste esprit de la vie qui me brave, nous verrons s'il fera de toi quelque chose, à présent que, grâce à moi, tu n'es plus rien.
    Et, me lançant dans les abîmes du vide, il m'oublia à jamais.
    Je roulai jusqu'à la clairière et me trouvai anéanti à côté de la rose, plus riante et plus embaumée que jamais.
    – Quel est ce prodige ? Je te croyais morte et je te pleurais. As-tu le don de renaître après la mort ?
    – Oui, répondit-elle, comme toutes les créatures que l'esprit de vie féconde. Vois ces boutons qui m'environnent. Ce soir, j'aurai perdu mon éclat et je travaillerai à mon renouvellement, tandis que mes soeurs te charmeront de leur beauté et te verseront les parfums de leur journée de fête. Reste avec nous ; n'es-tu pas notre compagnon et notre ami ?
    J'étais si humilié de ma déchéance, que j'arrosais de mes larmes cette terre à laquelle je me sentais à jamais rivé. L'esprit de la vie sentit mes pleurs et s'en émut. Il m'apparut sous la forme d'un ange radieux et me dit :
    – Tu as connu la pitié, tu as eu pitié de la rose, je veux avoir pitié de toi. Ton père est puissant, mais je le suis plus que lui, car il peut détruire et, moi, je peux créer.
    En parlant ainsi, l'être brillant me toucha et mon corps devint celui d'un bel enfant avec un visage semblable au coloris de la rose. Des ailes de papillon sortirent de mes épaules et je me mis à voltiger avec délices.
    – Reste avec les fleurs, sous le frais abri des forêts, me dit la fée. A présent, ces dômes de verdure te cacheront et te protégeront. Plus tard, quand j'aurai vaincu la rage des éléments, tu pourras parcourir la terre, où tu seras béni par les hommes et chanté par les poètes. - Quant à toi, rose charmante qui, la première as su désarmer la fureur par la beauté, sois le signe de la future réconciliation des forces aujourd'hui ennemies de la nature. Tu seras aussi l'enseignement des races futures, car ces races civilisées voudront faire servir toutes choses à leurs besoins. Mes dons les plus précieux, la grâce, la douceur et la beauté risqueront de leur sembler d'une moindre valeur que la richesse et la force. Apprends-leur, aimable rose, que la plus grande et la plus légitime puissance est celle qui charme et réconcilie. Je te donne ici un titre que les siècles futurs n'oseront pas t'ôter. Je te proclame reine des fleurs ; les royautés que j'institue sont divines et n'ont qu'un moyen d'action, le charme.
    Depuis ce jour, j'ai vécu en paix avec le ciel, chéri des hommes, des animaux et des plantes ; ma libre et divine origine me laisse le choix de résider où il me plaît mais je suis trop l'ami de la terre et le serviteur de la vie à laquelle mon souffle bienfaisant contribue, pour quitter cette terre chérie où mon premier et éternel amour me retient. Oui mes chères petites, je suis le fidèle amant de la rose et par conséquent votre frère et votre ami".
    – En ce cas, s'écrièrent toutes les petites roses de l'églantier, donne-nous le bal et réjouissons-nous en chantant les louanges de madame la reine, la rose à cent feuilles de l'Orient.
    Le zéphyr agita ses jolies ailes et ce fut au-dessus de ma tête une danse effrénée, accompagnée de frôlements de branches et de claquement de feuilles en guise de timbales et de castagnettes : il arriva bien à quelques petites folles de déchirer leur robe de bal et de semer leurs pétales dans mes cheveux ; mais elles n'y firent pas attention et dansèrent de plus belle en chantant :
    – Vive la belle rose dont la douceur a vaincu le fils des orages ! vive le bon zéphyr qui est resté l'ami des fleurs !
    Quand je racontai à mon précepteur ce que j'avais entendu, il déclara que j'étais malade et qu'il fallait m'administrer un purgatif. Mais ma grand'mère m'en préserva en lui disant :
    – Je vous plains si vous n'avez jamais entendu ce que disent les roses. Quant à moi, je regrette le temps où je l'entendais. C'est une faculté de l'enfance. Prenez garde de confondre les facultés avec les maladies !


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  • Le chocolat Bourreau des coeurs

     

    C'est en 1923, à Chicago, en pleine prohibition, que l'Américain Franck Mars invente la première barre chocolatée : : un peu de douceur dans un monde de brutes...
    Alexander Von Humboldt, explorateur et géographe allemand du 19eme siècle le disait déjà : "La fève de cacao est un phénomène que la nature n'a jamais répété ; on n'a jamais trouvé autant de qualités réunies dans un aussi petit fruit". Mais comme le vin, le chocolat est un aliment qui a du caractère et, ce titre, il exige à un traitement privilégié.





    Conserver le chocolat
    Le chocolat craint l'humdité et la chaleur, il est donc préférable de le garder dans un endroit frais (entre 15 et 18°C) et sec. Un chocolat exposé à l'humidité se détériore et des traces blanches vont apparaître, signe que la cristallisation des matières grasses n'est plus homogène. La chaleur et les changements de température provoquent un blanchissement et peuvent entraîner une perte de goût. La lumière l'oxyde et le rancit.
    Temps de conservation : on peut conserver un bon chocolat noir 1 an. Le chocolat en tablette doit être consommé dans les 12 mois après sa fabrication. Les chocolats au lait ou fourré se conservent 6 à 8 mois. Les confisseries ne se conservent théoriquement pas plus de 48 h.

    Faire fondre le chocolat
    Il doit fondre doucement, car s'il est trop chauffé, il devient granuleux et terne. Pour qu'il fonde uniformément et rapidement, cassez-les en très petits morceaux, la chaleur pénétrera plus vite et mettez-le dans un bain-marie chaud mais non bouillant. Il va se ramollir sans qu'il soit nécessaire de remuer. Les 2 solutions suivantes sont recommandées :
    -au bain-marie à 40°C : placez votre chocolat en morceaux (ou mieux haché fin) dans une jatte que vous pourrez placer dans un récipient plus grand. Remuez le chocolat noir régulièrement dès qu'il commence à fondre. Pour le chocolat au lait et le chocolat blanc, ne pas cesser de remuer.
    -au four à MO : entre 1 et 4 mn selon la quantité et toujours sur la position faible, voire en utilisant la fonction décongélation. Remuez dès la sortie du four.

    Si on l'ajoute à d'autres ingrédients en cours de cuisson, il faut faire attention à ne pas dépasser 50°C, sans quoi il risque de se désagréger, avec formation de grains ou épaississement.

    Le glaçage
    Il demande tout un art : utiliser une spatule en bois pour l'étaler, laisser durcir et garder au frais, mais pas au réfrigérateur, car une température tros basse risque de ternir le glaçage. La température du glaçage est importante : trop chaud il est liquide et nappe mal, trop froid il est difficile à étaler. Quand au gâteau, il doit être tiède ou froid.

    Le glaçage royal
    Consiste à mélanger d'abord un blanc d'oeuf, du sucre glace pour obtenir un mélange à peine coulant, auquel on ajoute 1 cuil à soupe de cacao pur. Ce glaçage doit durcir 30 mn avant de servir.

    Décors en chocolat
    Feuilles en chocolat : faites fondre du chocolat dans une assiette placée sur une casserole d'eau bouillante. Placez dedans des feuilles (rosier par ex) lavées et séchées. Laissez durcir à plat, retirer la feuille de rosier. Ses nervures et sa forme sont reproduites sur le chocolat.
    Le cacao en poudre permet de décorer des gâteaux, saupoudré à travers un tamis (on peut réaliser des dessins avec un système de cahes).
    Copeaux au chocolat
    Les petits copeaux se font avec un couteau économe que l'on passe le long de l'arête de la tablette de chocolat. Les plus gros copeaux s'obtiennent en faisant fondre du chocolat (150 gr) au bain.marie avec une noix de beurre. Il est alors versé sur une plaque huilée sur 1 à 2 mm d'épaisseur et mis à durcir au froid. Il faut ensuite le racler avec une lame souple que l'on poussera devant soit pour former les copeaux. Le chocolat ne doit pas être trop froid (il casserait), ni trop chaud (il ne roulerait pas en copeaux).

    Les bonnes variétés
    Trois grands crus de cacao peuvent entrer dans sa composition : le forastero, plutôt amer (75 % de la production mondiale) ; le trinitario, corsé et riche en matières grasses ; le criollo, un cacao très fin, rare...et cher.

    Bien le choisir
    Constitué d'au moins 50 % de cacao, le noir est le meilleur, selon les amateurs et les nutritionnistes. Plus gras, le chocolat au lait, riche en calcium, est idéal pour les enfants. Le light n'a pas tellement d'intérêt : bien qu'il soit allégé en sucre, il reste très gras, donc calorique.

    Le saviez-vous
    Les graisses du chocolat se comportent différemment selon la façon dont on les cuit. Trop chauffées, elles durcissent irréversiblement. Pour vos recettes de pâtisserie, faites fondre les carrés dans un bain-marie à pein tiède.

    La bonne portion
    Une demi-tablette de chocolat noir (50 gr) couvre env. 15 % des besoins en magnésium, mais apporte en moyenne 250Cal ! A consommer avec modération, surtout si l'on souffre d'excès de poids ou d'hypercholestérolémie (taux de cholestérol trop élevé). En dépit de ses atouts santé, c'est un aliment plaisir à réserver aux grandes occasions ou à déguster à petite dose (1 ou 2 carrés par jour, avec le café).

    Le + minceur
    Il est déconseillé dans le cadre d'un régime. Exceptionnellement, vous pouvez croquer 1 ou 2 carrés avec des quartiers de mandarine, pour un encas tonique, riche en fer et en vitamine C.

    Le + gourmand
    Les amateurs apprécieront toute la saveur du cacao en dégustant des sorbets au chocolat, sans crème ajoutée. La puissance de ses arômes est à son zénith dans ce dessert.

    Le + enfant
    On ne compte plus les pâtisseries et les confiseries à base de chocolat, le parfum préféré des petits avec la vanille. Préférez les crème, concentrées en calcium et en protéines, aux mousses, trop grasses.

    Le + beauté
    Masques, crèmes, gels douche...la "chococosméto" est à la mode. Des marques connues mettent en avant l'action antioxydante du cacao et la détente que procure son parfum gourmand.

    Le duo bon os : Chocolat et lait : relativement riche en calcium (50mg/100g), le cacao est surtout bien pourvu en phosphore. Un minéral qui permet au calcium du lait de se fixer sur les os.

    Le duo détente : Chocolat et noisette : l'action antistress du premier, due à sa teneur élevée en substance psychostimulantes, est renforcée par la richesse en magnésium de la noisette (140mg/100g).

    Le duo mémo : Chocolat et café : si vous avez la mémoire qui flanche, préférez-les à la madeleine trempée dans le thé, chère à Proust. La caféine qu'ils contiennent active la mémorisation.

    Côté cuisine : Optez pour le cacao version salée. Il se marie avec les viandes blanches (porc, poulet) sur le modèle du "mole poblano", la dinde au chocolat et aux épices, le plat national mexicain.

    Côté bien-être : Le soir de Noël, flattez les sens de vos convives en disposant quelques bougies au parfum orange-chocolat ou chocolat-cannelle.

    La recette santé

    Poires confites au chocolat, un dessert riche en fibres
    Pour 6 pers. Pelez 6 poires en conservant la queue. Cassez 200 gr de chocolat à cuire dans une casserole, ajoutez 0,5 l d'eau et 200 gr de sucre. Portez à ébullition. Réduisez le feu une fois le chocolat fondu. Faites pocher les poires 45 mn à feu doux. Egouttez-les et réservez au frais. Laissez réduire le chocolat 15 mn et versez bien chaud sur les poires froides.

    100 % nutritif
    500 Cal/100 g
    Glucides : 62 g
    Lipides : 24 g
    Protides : 7 g
    Fibres : 6 g
    Magnésium : 112 mg
    Calcium : 50 mg
    Fer : 3 mg

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