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Les coépouses |
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Jai tué un buf .
Il était une fois, un homme qui avait une femme. Un beau jour, il décida den prendre une deuxième. Larrivée de la deuxième femme, fut la joie de la famille, y compris celle de sa première femme. Chaque jour, le soleil se lève, et se couche, La deuxième femme était la préférée de son mari, A cause de son accueil et de son dévouement au travail, Cétait une femme toute souriante et pleine de zèle, disponible, respectueuse.Mais, la jalousie grandissait chaque jour dans le cur de sa coépouse. Et voici quun jour celle-ci décida de lui enlever la vie. Mais comment faire ? Elle chercha tous les moyens possibles pour tuer cette dernière qui lempêchait dêtre heureuse et davoir lamour de son mari. Ne trouvant pas de solution, elle décida de continuer sa réflexion.Un beau matin, leur époux les devança au champ et leur demanda de le rejoindre lorsque le repas de midi serait prêt. Cest ainsi dit que, après avoir fini leurs travaux ménagers, les deux femmes, partirent rejoindre leur époux au champ pour lui apporter de quoi manger. A mi-chemin, le ciel qui était couvert de nuages laissa tomber ses premières gouttes. Elles continuèrent à marcher, mais bientôt se fut la tornade. Nayant pas de quoi se protéger pour continuer le chemin, la première femme proposa daller se mettre à labri, avec le bébé, dans un tronc darbre mort. Etant à labri de la pluie, la femme aînée proposa à la plus petite dattendre, quelle-même allait sortir pour sassurer de létat de la pluie et quelle reviendrait le lui dire. Lorsquelle sortit, elle se mit à chanter et ordonna au tronc darbre de se fermer ; sous son ordre le tronc se ferma sur la pauvre femme et son fils. Quand la première femme arriva au champ, son mari lui demanda où était restée sa plus jeune femme. Elle répondit quelle ne savait pas. Elle dit à son mari que sa bien aimée lavait devancé au champ. Dans sa fureur, lépoux rentra au village, informa la famille, le quartier, et tout le village de la disparition de sa jeune femme. Sur-le-champ, le village sortit à la recherche de la jeune femme. Les jours passèrent, ainsi que les nuits, mais sans résultat. Désespérés la population reprit les activités de chaque jour.Et voici quun jour, en allant au champ apporter le repas à son mari, elle sarrêta au même lieu, au pied du tronc darbre, et commença à chanter. Un chasseur lapercevant de loin sapproche en se cachant pour bien lobserver, et écouter sa chanson. Il entendit la femme qui chantait : « Bonjour, la bien aimée de mon mari, Après avoir chanté, elle chargea sa corbeille et continua son chemin.Sans tarder, le chasseur se dépêcha daller informer son mari de ce quil a vu. Depuis ce jour elle fut soupçonnée.Son mari lui demanda de nouveau : « Où as-tu laissé ta coépouse ». Il menaça de la tuer si elle navouait pas. Elle eut peur, et finit par avouer la vérité. Elle commença à chanter en disant : « Arbre, ouvre-toi, Et la femme du sein de larbre, « Ayez pitié de moi. Voici pour quoi les fesses de la femme sont plus grosses que celles de lhomme.
Conte Samo de Banso Thérèse Kalanjibo |